Missions à l’international
Conquérir l’international avec les managers de transition

Les managers de transition : un outil efficace au service des entreprises qui se développent à l’international !

 

Objectif MANAGEMENT DE TRANSITION : Concrètement, dans quelles situations les entreprises font-elles appel à vous ?

David BRAULT
 : Nous avons réalisé à ce jour plus de 400 missions dans plus de 25 pays. Le cas le plus fréquent est celui d’un groupe qui a délocalisé sa production en créant une filiale ou en rachetant une entreprise dans un pays lointain (où il n’a pas d’expérience). Le directeur général, le directeur des ressources humaines ou le directeur financier au siège font confiance aux équipes locales pour mettre en place la stratégie du groupe sur le plan opérationnel et ses outils de contrôle et de pilotage. Souvent le management du groupe n’ont pas d’autre choix que de faire confiance car il ne peut se démultiplier et être partout à la fois. Faire confiance dans un premier temps permet également de ménager la susceptibilité du management local. Six à neuf mois après l’installation de la filiale ou l’acquisition, le siège ne voit toujours rien venir : pas de reporting, pas de résultats, pas de comptabilité et constate que la trésorerie locale se tend.…

Le siège fait une descente sur place ou envoie ses auditeurs et découvre qu’il n’aurait pas dû faire confiance. Il y a alors un grand mouvement de balancier inverse. Le siège nous demande d’aller nous installer sur place pour tout remettre à plat.

Notamment :

  1. faire le point sur les comptes, la trésorerie, les engagements pris localement avec les clients, les fournisseurs, les partenaires voire les autorités fiscales et sociales, les relations avec les banques locales,

  2. prendre les mesures qui s’imposent parfois pour protéger les actifs (stocks, moyens de paiement, etc.),

  3. mettre en place les outils de reporting, les normes de gestion du groupe, le suivi des indicateurs de performance,

  4. identifier les activités locales périphériques qui perturbent ou distraient le management local et l’empêchent de délivrer le plan établi au départ, chiffrer l’arrêt de ces activités ou prendre les mesures qui s’imposent pour en réduire la nuisance,

  5. mettre ou remettre les équipes locales au travail sur les priorités du groupe en matière de production, d’activités commerciales, de recrutements etc. ; former les personnes pas au niveau ou pourvoir à leur remplacement si c’est nécessaire,

  6. gérer et optimiser la situation jusqu’à l’arrivée d’un remplaçant – le plus souvent un expatrié ou un cadre local (estampillé par le  groupe cette fois) qui sera recruté en CDI.

 

Objectif MANAGEMENT DE TRANSITION : Y a-t-il un moment plus favorable pour faire appel à vous ?

David BRAULT
 : Nous faisons toujours et partout le même constat. Une intervention courte de type « diagnostic opérationnel » au cours des quelques semaines suivant l’acquisition aurait permis de détecter et d’anticiper la plupart des problèmes.

D’une manière générale, les entreprises font appel à nous quand elles ont épuisé les modes classiques de résolution de leurs difficultés (embauche de salariés ou d’intérimaires, recours à des cabinets d’audit ou de conseil).

Dans les groupes, les salariés hésitent parfois à prendre des risques pour leur carrière – il y a peu de « courageux » pour prendre la direction d’une filiale éloignée sans compter que les épouses ne sont pas forcément d’accord pour s’expatrier (problèmes des études des enfants, problèmes de sécurité dans certains pays, etc.). Les Français sont peu mobiles à l’international. Les recrutements à l’international prennent du temps ….Pendant ce temps, il faut bien faire tourner les usines et sortir les comptes tous les mois…

De même les cabinets d’audit et de conseil, s’ils peuvent aider à rattraper le retard en comptabilité ou faire un point ponctuel sur une situation, ne sont pas organisés pour mettre en œuvre et gérer de manière opérationnelle des plans d’actions sur le terrain. Nos équipes sont sélectionnées, entraînées et organisées pour cela. Elles sont constituées exclusivement de personnes très expérimentées (15 à 20 ans d’expérience en moyenne), qui ont exercé des responsabilités opérationnelles dans des contextes difficiles (restructurations, fusions acquisitions, etc…) et qui ont l’expérience du management d’équipes multiculturelles et pluridisciplinaires. Qui ont vécu dans le pays…

Enfin, certaines situations sont parfois très confuses (ex : reporting frauduleux, détournements d’actifs ou de crédit). Mieux vaut laisser des personnes externes à l’entreprise et indépendantes du management local traiter ce type de situations. Il sera toujours temps ensuite de renforcer les équipes locales par quelques recrutements quand la situation sera éclaircie et revenue à un fonctionnement « normal ».

 

Objectif MANAGEMENT DE TRANSITION : Y a-t-il des pays plus difficiles que d’autres ?

David BRAULT
 : Il n’y a pas lieu de généraliser car on retrouve rarement deux situations identiques dans un  même pays. C’est à chaque fois du « cousu main ». La mondialisation est en marche partout et heureusement on rencontre sur le terrain des équipes locales qui ont envie de gagner leur vie, de conserver leur job, d’apprendre, de progresser dans leur métier et de gagner l’estime et la confiance de leurs patrons. Notamment en Afrique et dans les pays du Maghreb. Citons plutôt 3 anecdotes :

 

  1. En Moldavie, nous avions pour mission de mettre en place un reporting opérationnel dans une usine où on nous avait dit que le personnel local parlait Anglais. Nous avons constaté que nos interlocuteurs parlaient effectivement Anglais mais que leur Anglais devenait moins « fluent » au fur et à mesure que nos questions sur les stocks et les encours se faisaient plus précises (les questions qui « fâchent »). Nous avons dû avoir recours à une interprète ce qui a ralenti le processus.

  2. Au Mexique, nous avons démarré une mission de mise en place du contrôle de gestion. Après quelques jours nous avons découvert une fraude et dû remplacer une partie du personnel. Dans un contexte de marché de l’emploi très compétitif (toutes les entreprises internationales se battaient pour les bonnes ressources) le recrutement et la formation de la nouvelle équipe a pris plus de temps que prévu.

  3. En Inde, nous nous sentions en confiance car c’est bien connu tout le monde parle Anglais en Inde. Nous avons constaté que le niveau d’Anglais n’était pas homogène et expérimenté le fonctionnement très hiérarchique de l’organisation. Nous demandions quelque chose au directeur local du centre de service partagé le Lundi. Le Mardi l’instruction parvenait au manager ; le Mercredi au chef comptable et ainsi de suite jusqu’aux comptables. Très rapidement nous avons décidé de nous adresser directement aux comptables ce qui après une période de rodage nous a fait ensuite gagner un temps précieux.

 

Objectif MANAGEMENT DE TRANSITION : Vous êtes missionnés pour résoudre des situations complexes ou exceptionnelles, régler des problèmes techniques et vous nous décrivez des problèmes humains ?

David BRAULT
 : Notre métier c’est 50 % de technique et 50 % d’humain. Voire parfois 100 % au début de la mission. Inutile de rêver résoudre durablement des problèmes techniques loin de ses bases si la structure humaine n’est pas en place. Notre métier c’est avant tout de nous faire accepter, d’aller vers les gens, de montrer l’exemple et de faire avec eux ; jamais contre eux. Cela signifie aimer la vie en entreprise ; respecter et aimer les personnes qui y travaillent.

 

Objectif MANAGEMENT DE TRANSITION : Combien de temps durent vos interventions ? Quels bénéfices les entreprises peuvent elles en attendre ?

David BRAULT
 : Nos interventions permettent de ne pas augmenter les coûts fixes de l’entreprise. Tant que l’on n’y voit pas clair sur le qui fait quoi ce n’est pas la peine d’embaucher. Nous associons au minimum deux managers de transition à la résolution d’une problématique. Après 2 ou 3 semaines nous délivrons à nos clients un diagnostic opérationnel et financier indépendant (Independant Business Review) ainsi qu’un plan d’actions détaillé. Nous attachons beaucoup d’importance à cette indépendance. Nos clients également.

La mise en œuvre du plan d’actions dure entre 3 et 6 mois en moyenne. Cette période est rythmée par des réunions régulières avec le management local et le management du siège. Au fil du temps nous avons mis en place des procédures qui nous permettent de toujours savoir où nous en sommes sur la mission. La fin de notre mission consiste souvent à accueillir notre successeur (que l’entreprise a pris le temps de recruter correctement) et à former les personnes sur place. Nos missions ont essentiellement pour vocation d’aider les entreprises à franchir un cap et à les rendre autonomes. La phase « pédagogie » ou « transmission des dossiers en cours » est essentielle car elle permet de faciliter l’intégration des nouveaux venus.

 

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Nous avons réalisé à ce jour plus de 400 missions dans plus de 25 pays. Vous souhaitez avoir plus d’informations sur les missions de management de transition, contactez David BRAULT par mail à david.brault@objective-cash.com ou par téléphone au 06 07 78 70 87.

 

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