Dans Management de Transition il y a Management…

New York

20 Octobre 2017

Dans Management de Transition il y a Management…

Un nouveau courant de pensée économique aux Etats-Unis remet en cause les gains de productivité réels et potentiels liés aux nouvelles technologies. Très concrètement, les partisans de cette théorie expliquent qu’à chaque fois qu’un saut technologique majeur a été effectué (ex : la machine à vapeur, le moteur à explosion ou la généralisation de l’équipement des ménages en électricité) on a pu mesurer des sauts de productivité. « Les ordinateurs on les voit dans les entreprises depuis 40 ans mais on ne les voit pas dans les chiffres de l’économie »…ajoutent-ils. Ils sont très dubitatifs sur les impacts à moyen terme de cette soit- disant révolution technologique.

L’apport du Management de Transition dans les entreprises, ne constitue pas à proprement parler ni un saut technologique ni une révolution managériale à part entière. En revanche ce qui est certain, c’est que, si après quelques semaines de mission, le client ne peut mesurer concrètement dans les chiffres de l’entreprise (chiffre d’affaires, résultat d’exploitation ou cash) le bénéfice escompté, le manager de transition saute. Les attentes des dirigeants ou des actionnaires sont très fortes.

Trop fortes ?

Nous n’allons pas nous en plaindre…

S’agit-il d’une révolution ? Non !

Plutôt d’une évolution …On veut faire faire au Manager de Transition ce qui n’a souvent pas été effectué dans l’entreprise depuis des mois …c’est-à-dire du management tout court. Du management tout simple : sortir des chiffres, les analyser, réunir des équipes, mettre en place des priorités, élaborer et piloter des plans d’actions, stimuler les initiatives, mesurer les performances, contrôler les résultats, encourager l’action et la prise de risques (calculé), féliciter, remercier et parfois sanctionner. De plus en plus les missions de Management de Transition sont en fait des missions de management tout court…

Est-ce une (r)évolution ?

C’est l’époque qui est comme cela. Ce n’est pas notre métier qui est en cause. C’est à nous à nous adapter.